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Immigration en France: le Britishland

06 septembre, 2012 11:40  Chroniques Chroniques

eartflag_france © Stefan Rajewski - Fotolia.comBien que cet espace soit dédié aux Français expatriés, nous avons décidé de jeter un œil en arrière et de regarder l'immigration en France, et plus particulièrement l'implantation des britanniques.

La France, une terre d'immigration

Tout d'abord il faut rétablir la vérité des chiffres, n'en déplaise au Front National : si la France a été, entre 1850 et 1950 le premier et plus important pays d'immigration en Europe, ce n'est plus le cas aujourd'hui : Le recensement de 1999 nous indique que le nombre d'étranger présents sur le territoire national est de 3.5 millions (stable), à comparer avec 6,7 millions en Allemagne (2007), 4,3 millions au Royaume Uni (2009), 5,7 millions en Espagne (11% de la population en 2009 ! - ils étaient  4,5 millions en 2007) et 4,2 millions en Italie(2011).

Alors qu'en 1820 la France est la deuxième destination pour les émigrants européens, après les États-Unis, c'est à partir de 1880 qu'apparait vraiment une immigration de masse avec 500 000 Belges et 400 000 Italiens par exemple comme mineurs, sidérurgies et manœuvres. Après guerre, s'y ajoute les Portugais surtout dans l'agriculture. Suite à la crise pétrolière de 1973 la politique d'immigration de travail est stoppée mais l'immigration s’installe et est essentiellement d'origine africaine (tendance apparue dès les processus de décolonisation et renforcée dans les années 1960). En 2005 selon l'INSEE, près des deux tiers des immigrés sont venus du Maghreb.

L'implantation britannique en France

Entre la France et l'Angleterre, c'est je t'aime moi non plus depuis longtemps. Malgré un siècle d'entente cordiale les antagonismes sont toujours présents. Le but premier (principal ?) de l'équipe de France de Rugby n'est-elle pas de battre celle de l'Angleterre au tournoi des 6 nations ? Lorsque François Hollande parle de taxer les "riches" à hauteur de 75% (tranche supérieure), le premier Ministre britannique, David Cameron, ne déclare t'il pas être prêt à "[dérouler] le tapis rouge, et [accueillir] plus d'entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni" ?

Mais on sait aussi que Londres est considérée comme la sixième ville française du monde (plus de Français vivent dans la capitale britannique qu’à Bordeaux, Nantes ou Strasbourg – entre 300 000 et 400 000 selon l’ambassade de France à Londres) et que les Britanniques sont, de loin, les premiers étrangers propriétaires en France (70 600 en 2005).

Dans un Atlas sur les migration publié au début de l'année 2012, Courrier International montre - carte à l'appui - l'implantation des britanniques en France. Ces derniers créent souvent une "vie à l'anglaise" dans un paysage rural sur la façade occidentale de l’hexagone. Ainsi il est amusant de voir sur la carte ci dessous que l'implantation des britanniques se concentre surtout à l'intérieur des frontières historiques de l'empire des Plantagenêt (principalement Royaume d'Angleterre et duché d’Aquitaine) ; on y ajoutera la Savoie (pour profiter des pistes de ski) et bien sur la cote d'Azur ("riviera" anglaise) et des incursions notables dans l'Hérault et dans le Nord Pas de Calais (Lille n'est qu'à 1h30 de Londres en Eurostar !).

Carte de France représentant le nombre de résidences secondaires britanniques par département, en 2005.

 

Source: Atlas sur les migration - Courrier International

   



         
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