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Les conséquences de la pollution sur l'expatriation en Chine

23 février, 2015 07:00  Chroniques Chroniques

Collage ChineVilles enfumées, irrespirables. Brouillard jaunâtre. Voici certaines des nombreuses images que l'on peut voir dans les médias occidentaux montrant le quotidien des grandes villes chinoises. Les statistiques publiées par l'OMS nous rappellent régulièrement que les taux de pollution y dépassent fortement et régulièrement les plafonds de l'organisation internationale.

Alors s’expatrier en Chine nuirait-il gravement à la santé ? Et faut-il pour autant refuser un poste en Chine ? Pour répondre à ces questions France Info avait invité Christina Gierse, rédactrice-en-chef de Vivre à l'Etranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama.

Comme elle l'explique, la pollution ne concerne pas toute la Chine, mais essentiellement les grandes mégapoles comme Pékin et les villes industrielles comme Lanzhou ou Cheng’Du. La situation est moins marquée à Hong Kong du fait de sa situation géographique.

Les facteurs sont multiples : émissions dues à la combustion de charbon, qui représente plus de la moitié de l'énergie produite, mais aussi le nombre de véhicules en forte croissance.

Les effets de cette polution sont terribles, en premier lieu pour les Chinois. Ainsi selon  l'académie des sciences de Shanghai, le nombre de morts prématurés à cause de cette polution s'elève à plus de 400 000 par an.

Les expatriés qui vivent en Chine sont unanimes sur les conséquences néfastes au quotidien. Ainsi Marc Genevoix, directeur de développement chez SAP, qui a vécu deux ans à Pékin, explique :

"J’ai assisté plusieurs fois à des procédures spéciales qui interdisaient, par exemple, aux enfants de sortir en récréation ou d’exercer des activités sportives en plein air. Sur le plan professionnel, j’ai eu du mal à recruter des expatriés, pour lesquels ces taux de pollution élevés sont rédhibitoires. Afin de pallier ce déficit d’attractivité, de nombreuses entreprises déplacent leur siège à Hong-Kong".

Pour se protéger, certains font installer des purificateurs d'air dans leur habitation. On trouve aussi ceux ci dans certaines écoles et entreprises. Sur son blog, le docteur Richard Saint-Cyr conseille de porter un masque lorsque l’indice de pollution dépasse les 200 microgrammes par m³. Dans la communauté expatriée ces masques sont d'ailleurs devenus des amusements que l'on offre en guise de cadeau de bienvenue.

Le gouvernement chinois a toutefois pris conscience de l'ampleur du problème et tente d'introduire des mesures de limitation de la polution. Pékin, par exemple, a restreint l'utilisation du charbon. Des panneaux solaires sont utilisés pour l’éclairage public (mais le soleil n'arrive parfois même pas à percer le nuage de pollution qui enrobe la ville).

>>> Pour aller plus loin vous pouvez consulter nos guides sur l'expatriation en Chine.

   



         
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